Profitant de la fermeture du musée municipal de Prato, pour rénovation, le Musée parisien du Luxembourg expose en ce moment et jusqu’au 2 août, une soixantaine de tableaux et sculptures du XIVe au XVIe siècle, oeuvres de Filippo Lippi et de son fils Filippino ainsi que d’autres illustres artistes de l’époque…
Fils d’un boucher, Tommaso di Lippo beccaio, Filippo Lippi est un Peintre de la Renaissance italienne, né à Florence en 1406 et mort à Spoléte en 1469.
Filippo est orphelin à l’âge de 2 ans. Il est d’abord confié à sa tante, Monna Lapaccia, puis recueilli à l’âge de 8 ans , avec son frère Giovanni, au couvent de Santa Maria del Carmine à Florence.
Il prononce ses vœux en 1421, à l’âge de 15 ans et peint ses premières oeuvres au couvent.
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*Santa Maria Del Carmine – Florence
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*Santa Maria Del Carmine
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*Capella Brancacci : La Distribution des biens et la mort d’Ananie – Masaccio : 1424 et 1428
« La chapelle Brancacci se situe à l’extrémité du transept droit de l’église Santa Maria del Carmine.
Elle a été fondée, en 1386, par le riche drapier Piero di Piuvichese Brancacci, pour honorer le saint dont il portait le prénom ».
Dix ans plus tard Lippi, quitte le monastère, mais garde l’habit. Il part pour Padoue et revient à Florence en 1437 , mais ne retourne pas au couvent.
Il peint alors : la Madone de Tarquinia
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* Roma alla Galleria Nazionale d’Arte Antica
Sa vie bien peu monacale, lui attire des ennnuis avec les autorités civiles et religieuses et il est privé des bénéfices ecclésiastiques qu’il percevait.
En 1438, il passe au service des Médicis, (article ICI), travaille surtout pour Cosme de Medicis mais également pour son fils Pierre Ier de Médicis dit « le goutteux » qui l’aident à faire oublier son existence jugée trop dissolue par les autorités religieuses.
En 1452, après un différent l’opposant à l’un de ses confrères, au sujet d’une restauration qu’il n’aurait pas exécutée, mais qui lui aurait été payée, il connait la prison et la torture par l’estrapade.
En 1456, il n’en est pas moins nommé chapelain du couvent de Sainte-Marguerite à Prato.
A plus de 50 ans, Il y séduit Lucrezia Buti, une jeune nonne de 17 ans qui lui sert de modèle.
Il l’ enlève peu après avoir découvert qu’elle était enceinte de lui.
De cette relation naît un fils : Filippino qui plus tard, deviendra peintre comme son père.
A nouveau Lippi connaît des problèmes avec la justice florentine qui compte bien le condamner pour avoir corrompu une nonne.
En 1461, son principal mécène et ami, Cosme de Médicis obtient du Pape que le moine et la nonne soient relevés de leurs voeux et puissent se marier.
Après leur mariage, naîtra une petite fille, Alessandra.
Cette vie mouvementée n’empêche pas Filippo, de se consacrer à sa véritable vocation, la peinture.
Il reçoit à Florence les leçons de Lorenzo Monaco, mais s’imprègne surtout de l’exemple de Masaccio qui travaille au Monastère des Carmes où il décore la chapelle Brancacci et la Sagra (aujourd’hui détruite).
Plus tard il rencontre Fra Angelico qui exerce, à son tour, une influence sur son art.
L’art de Filippo Lippi est marqué par l’expressivité des visages, la finesse des traits, l’équilibre et la plénitude. Il peint de nombreuses Vierges à l’Enfant.
Dans la célèbre Vierge de la ceinture, Sainte Marguerite serait Lucrezia…
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*Vierge de la Ceinture
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*Madonna delle Roccie
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Nativité avec San Giorgio et San Vincenzo Ferrer
Filippo Lippi et collaborateurs (1450 – 1475)
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*La Vierge et l’Enfant entourés d’anges, de saint Frediano et de saint Augustin, dite Pala Barbadori
Lippi, fut le maître de Botticelli qui entre dans son atelier en 1465.
Ce dernier formera le jeune filippino.
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*Filippino Lippi – 1457-1504.
Filippino, entre dans l’atelier de Botticelli en 1475.
Ses œuvres de jeunesse très proches de celles de son maître, ont été initialement regroupées par Bernard Berenson sous le nom d’Amico di Sandro.
Le jeune peintre connait rapidement le succès. Il est choisi pour terminer la décoration de la chapelle Brancacci, interrompue à la mort de Masaccio, en 1428.
Il travaille ensuite au palais communal à San Gimignano pour deux « tondi », l’un représentant l’Ange de l’Annonciation, l’autre La Vierge de l’Annonciation (aujourd’hui conservés au Museo Civico à Prato).
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*L’ange de l’annonciation
Filippino, a appris l’art délicat de son père. Mais ses œuvres sont moins sereines, moins joyeuses.
Une copie d’un autoportrait de jeunesse le présente sous les doux traits d’un adolescent. Mais l’ambiance est lourde dans sa Descente au tombeau
Les commissaires de l’exposition y voient deux explications : son époque est plus inquiète, la fin du XIVe siècle est dominée par la figure de Savonarole. (article ICI).
Et, fruit du pêché, il aurait passé sa vie à expier la faute de ses parents…
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Filippino Lippi (Prato, c. 1457 – Florence, 1504). Vierge à l’Enfant avec saint Étienne et saint Jean-Baptiste, (retable de la salle de l’Audience), daté 1503.
Museo Civico, Prato
Bonne visite !
Si vous souhaitez découvrir l’histoire romancé de ce peintre, je vous conseille de lire « la Passion Lippi » de Sophie CHAUVEAU aux Editions Télémaque.
« Florence 1414. Un enfant hirsute aux pieds couvert de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d’une ruelle des bas fonds de la ville.
Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la Renaissance… »
*Sources :
http://www.aparences.net/quattrocento/quattrocento11.html
http://209.85.227.132/translate
http://www.museeduluxembourg.fr
http://www.liturgiecatholique.fr/Filippo-et-Filippino-Lippi-La.html
http://www.universalis.fr/encyclopedie