Giorgo Vasari – Tombeau de Michelangelo (Firenze Santa Croce 1570)
A partir d’aujourd’hui, je propose de publier de temps à autre une serie d’articles consacrés aux artistes Toscans : peintres, sculpteurs, écrivains, architectes…
J’envisage de présenter de courtes biographies, non exhaustives, sur la vie et l’oeuvre de chacun d’eux.
Ma seule ambition, comme d’habitude, est de partager et aussi je l’espère, de donner envie parfois d’approfondir le sujet proposé.
Avant de demarrer cette série , j’ai décidé de vous parler du « Syndrome de Stendhal ».
Ce sentiment, ce trouble ressenti par l’écrivain voyageur devant les beautés florentines illustre bien les symptômes et ce texte constitue une des premières descriptions.
« J’étais dans une sorte d’extase, par l’idée d’être à Florence, et le voisinage des grands hommes dont je venais de voir les tombeaux. Absorbé par la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber ».*
Les symptômes sont toujours les mêmes : vertiges, perte du sentiment d’identité et du sens de l’orientation, violentes douleurs à la poitrine, tachycardie et cela peut même aller jusqu’à la dépression. Le sujet passe d’un état d’exaltation, de sentiment de toute puissance à des attaques de panique et à la peur de mourir.
Ce syndrome fait partie de ce qu’on peut appeler les troubles du voyage ou syndrome du voyageur.
Les catégories les plus touchées sont les personnes vivant seules et ayant reçu une éducation classique ou religieuse.
Il s’agirait en majorité de femmes célibataires de moins de 40 ans, voyageant seules.
Les italiens habitués en sont immunisés, ainsi que les touristes d’Amérique du Nord et d’Asie puisqu’ il ne s’agit pas de leur culture.
Le syndrome de Jérusalem est équivalent au Syndrome de Stendhal ; la différence étant qu’il ne se rapporte pas aux œuvres d’art, mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage dans la ville sainte.
Depuis chaque année, une dizaine de personnes sont victimes de réactions incontrolées devant
Le David de Michelange,
(Copie- l’original se trouve à l’Accademia)
Le Bacchus du Caravage,
La Venus de Botticelli,
Mais ces troubles révèlent ils vraiment une maladie ?
Où ne sont ils pas seulement la preuve que l’art possède une force immense et qu’il peut transmettre une émotion absolue ?
D’après Graziella Magherini, psychiatre spécialisée dans ce syndrome : » Nous sommes tous porteurs du syndrome de Stendhal. Ce phénomène reste pour la plupart d’entre nous diffus. Dans certaines conditions d’intimité, une oeuvre d’art fonctionne pour celui qui la regarde comme le symbole d’un drame intérieur « .
Il ne nous reste plus qu’à nous promener dans Florence et à nous laisser émouvoir par les chefs d’oeuvres que cette ville porte en elle…
Je vous rassure, en général les gens retrouvent leurs esprits en quittant la ville !
A voir sur le sujet :
Le blog de GABY qui traite de nombreux articles très interessants notamment sur Florence. http://www.miniter.over-blog.com
Le Syndrome de Stendhal (La sindrome di Stendhal ) un film italien réalisé parDario Argento en1996.
Anna Manni, flic à la brigade antiviol, se rend au musée des Offices à Florence, dans le secret espoir d’y trouver un redoutable violeur. Fascinée par les oeuvres d’art qui l’entourent, la jeune femme finit par s’évanouir. Elle apprend ainsi qu’elle souffre du syndrome de Stendhal, un mal consistant à donner l’impression que certaines oeuvres d’art sont vivantes. Profitant de la situation, le violeur agresse Anna et la viole. Traumatisée, elle suit une psychothérapie, avec la sensation d’être toujours épiée par son agresseur.
SANS ELLE : un film de Jean Baudin
Après avoir perdu contact avec la réalité, Camille, une jeune violoniste en fugue, est rapatriée d’urgence dans sa ville natale, lorsqu’au terme d’un long voyage d’études en Europe elle est la proie d’un étrange malaise. Lors d’un bref passage à Florence, elle se croit littéralement victime d’un raz-de-marée.
Amenée d’urgence dans un hôpital psychiatrique, on la croit atteinte du syndrome de Stendhal : un dérèglement psychologique transitoire qui affecte certains touristes souffrant d’une vulnérabilité extrême face à la beauté des oeuvres d’art. Ce malaise, jugé bénin, n’inquiète pas outre mesure le personnel médical en place, mais exige qu’elle soit rapatriée dans son pays d’origine. C’est alors que son retour précipité auprès de ses proches la condamne à affronter un drame qu’elle avait voulu fuir: la disparition mystérieuse de sa mère survenue peu de temps avant son départ. Nous découvrons alors que la disparition de sa mère survenue deux ans auparavant n’a jamais été élucidée et qu’elle a laissé Camille et ses proches devant un deuil impossible.
Convaincue qu’elle doit tourner la page, Camille décide qu’il est temps de se résoudre à l’idée que sa mère ne reviendra plus et d’en faire son deuil pour son propre bien-être mental. Mais lorsqu’elle se rend à Matane, dernier endroit où sa mère avait été vue vivante, Camille commence à faire des découvertes qui l’entrainent au coeur d’une enquête insolite qui lui fera vivre des émotions aussi fortes qu’inespérées.
Sources : Wikipedia
http://www.cinemovies.fr
http://www.cinemamontreal.com
http://www.touristie.com/italie/syndrome-Stendhal-Peut-mourir-4
* extrait du récit de « Rome Naples et Florence » 1826 de Henry Beyle, dit Stendhal.