Aujourd’hui je vous laisse en compagnie du texte d’un artiste particulièrement cher à mon coeur ! « dixit : la mamma »
J’attends vos impressions…
Allez, viens, l’mome !
Dans ton cœur à poutrelles
Trois tricycles s’enrouillent
Et sans roues
Le soir sortent les poubelles
–
Lovés dans un bain chaud
Fait de sang et d’os
Ils font pagayer un bateau
Sur le bras de mer d’une couturière macho
–
Jamais ils ne dérapent ni ne défoulent
Et quand la pluie s’abat
Leurs chaînes métal restent de bois
Seuls leurs yeux cadrans se dévérouillent
–
Sens-tu les pédales perdent la raison ?
Ab plus b2 et c3 font deux à deux
En immobile le tour du paté de maison
Les phares jetés dans les dentelles de tes grands yeux
–
Immen-ciment muré,
Tu as ces bicyclettes tarées
Qui piègent tes mots
A cause de leurs murs sans barreau
–
Tu peux continuer de nager en avion guidon mais tu verras
Que c’est bien mieux les pieds et mains nus
Car les frontières n’existent presque plus
Sauf dans les crocs de quelques rats
–
Aspires à prendre l’air
Promets-moi de sortir un peu
Entre loup et chien frileux,
Fais toi la guerre
–
N’ai plus jamais peur
Des cailloux casseurs
De jambes et de bras
–
Une funambule t’a prescrit un fil
D’eau clair tous les matins
Et si tu tombes ce sera pile
Dans ses bas de satin
–
Dehors tout est violet depuis hier
Quelque chose c’est passé
Dans les rues boulevardisées
Tout le monde regarde en l’air
–
On a retrouvé au fond de l’étang
Un poisson squelette
La clé champêtre avait plongé dans le fond de la bête
Elle est superbe maintenant
–
Il y’a du groove dans le grave
Le tonnerre jumbé résonne
Et la terre fusionne
Au rythme d’un chant Slave
–
Ce soir on sort nos cheveux
Il y a de la brume pour tous
Et un fier soleil au couscous
Vient manger si tu veux
–
Effaces tes mauvaises adresses
Reviens d’où tu vas,
Ca s’arrose, une caresse d’ivresse
Tu ne peux pas louper ça
–
L’océan est plein de pélicans
Les lacs sont fringués fringants
Les flamands roses chantent le plat pays
Sur leurs deux pieds pinky
–
Les baies vitrées donnent du raisin
Et le béton le change en vin
–
Tout est redevenu beau
Depuis que les cages se sont ouvertes sur la page
D’un nouveau jour tatoué
D’encre fine en frissons mélangés
–
Plus un bruit
L’ogre ne joue plus sa barbarie
Qu’à une sourde oreille
Et le piano s’éveille
–
Il démarre en sol et finit en pluie
Les cordes nouées sur un mouchoir
Pour ne pas oublier l’ivoire
Qui lui a donné la vie
–
Je te promets un caléidoscope d’âmes
A la saveur des îles
Tu embrasseras des femmes
De papailles en papilles
–
Je te présenterai Françoise
Ses yeux manteaux te tiendront chaud
Elle te donnera sans dire un mot
Tout ce que tu veux tu choises
–
Enveloppé dans ses silences
Tu apprendras à reconnaître
Le faux du vrai et leur paraître
Tu pourras lui faire confiance
–
Allez brise là casse la glace
Vient faire du shopping de looping
Sur le parterre des parkings
On a déjà réservé ta place
–
On sait tout de tes battements de cils
Vient un peu dérailler par ici
Loin des railleries des imbéciles
Qui ne te biaiseront pas la vie
–
Allez, viens, l’ mome !
William 28/11/2010
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Voici maintenant, les premiers flocons de neige dans le jardin