POEME : Allez, viens, L’Mome ! De William B.

Aujourd’hui je vous laisse en compagnie du texte d’un artiste particulièrement cher à mon coeur ! « dixit :  la mamma »

J’attends vos impressions…

Allez, viens, l’mome !

Dans ton cœur à poutrelles

Trois tricycles s’enrouillent

Et sans roues

Le soir sortent les poubelles

Lovés dans un bain chaud

Fait de sang et d’os

Ils font pagayer un bateau

Sur le bras de mer d’une couturière macho

Jamais ils ne dérapent ni ne défoulent

Et quand la pluie s’abat

Leurs chaînes métal restent de bois

Seuls leurs yeux cadrans se dévérouillent

Sens-tu les pédales perdent la raison ?

Ab plus b2 et c3 font deux à deux

En immobile le tour du paté de maison

Les phares jetés dans les dentelles de tes grands yeux

Immen-ciment muré,

Tu as ces bicyclettes tarées

Qui piègent tes mots

A cause de leurs murs sans barreau

Tu peux continuer de nager en avion guidon mais tu verras

Que c’est bien mieux les pieds et mains nus

Car les frontières n’existent presque plus

Sauf dans les crocs de quelques rats

Aspires à prendre l’air

Promets-moi de sortir un peu

Entre loup et chien frileux,

Fais toi la guerre

N’ai plus jamais peur

Des cailloux casseurs

De jambes et de bras

Une funambule t’a prescrit un fil

D’eau clair tous les matins

Et si tu tombes ce sera pile

Dans ses bas de satin

Dehors tout est violet depuis hier

Quelque chose c’est passé

Dans les rues boulevardisées

Tout le monde regarde en l’air

On a retrouvé au fond de l’étang

Un poisson squelette

La clé champêtre avait plongé dans le fond de la bête

Elle est superbe maintenant

Il y’a du groove dans  le grave

Le tonnerre jumbé résonne

Et la terre fusionne

Au rythme d’un chant Slave

Ce soir on sort nos cheveux

Il y a de la brume pour tous

Et un fier soleil au couscous

Vient manger si tu veux

Effaces tes mauvaises adresses

Reviens d’où tu vas,

Ca s’arrose, une caresse d’ivresse

Tu ne peux pas louper ça

L’océan est plein de pélicans

Les  lacs sont fringués fringants

Les flamands roses chantent le plat pays

Sur leurs deux pieds pinky

Les baies vitrées donnent du raisin

Et le béton le change en vin

Tout est redevenu beau

Depuis que les cages se sont ouvertes sur la page

D’un nouveau jour tatoué

D’encre fine en frissons mélangés

Plus un bruit

L’ogre ne joue plus sa barbarie

Qu’à une sourde oreille

Et le piano s’éveille

Il démarre en sol et finit en pluie

Les cordes nouées sur un mouchoir

Pour ne pas oublier l’ivoire

Qui lui a donné la vie

Je te promets un caléidoscope d’âmes

A la saveur des îles

Tu embrasseras des femmes

De papailles en papilles

Je te présenterai Françoise

Ses yeux manteaux te tiendront chaud

Elle te donnera sans dire un mot

Tout ce que tu veux tu choises

Enveloppé dans ses silences

Tu apprendras à reconnaître

Le faux du vrai et leur paraître

Tu pourras lui faire confiance

Allez brise là casse la glace

Vient faire du shopping de looping

Sur le parterre des parkings

On a déjà réservé ta place

On sait tout de tes battements de cils

Vient un peu dérailler par ici

Loin des railleries des imbéciles

Qui ne te biaiseront pas la vie


Allez, viens, l’ mome !

William 28/11/2010


Je vous présente, Mademoiselle Nolika, la star De Ballan-Miré qui a fait un séjour à la maison.

Voici maintenant, les premiers flocons de neige dans le jardin


26 réflexions au sujet de « POEME : Allez, viens, L’Mome ! De William B. »

  1. C’est plein d’images poétiques, vraiment un beau texte ! bravo l’artiste !!!

    [Reply]

    William Reply:

    Merci, Francesca!

    [Reply]

  2. Quel poème !!!!

    comme nous sommes sur un site culinaire je dirai
    que j’en reste baba !!!!!!!!

    [Reply]

    William Reply:

    Baba poule! 🙂

    [Reply]

  3. L’un de ses plus beaux textes ; belles images ; poème fort en sentiments …

    [Reply]

    William Reply:

    Merci BEAUCOUP.

    [Reply]

  4. Il est doué l’artiste pour couper les lourds liens avec le quotidien et nous faire voyager en apesanteur dans un monde d’images portées par les mots et on se laisse entraîner dans un tourbillon de mots et de poésie

    [Reply]

    William Reply:

    Ok, je vais continuer alors! 🙂

    [Reply]

  5. bravo Willam, c’est tres beau texte !
    bises
    yvonne

    [Reply]

    William Reply:

    Merci à toi Yvonne!

    [Reply]

  6. Trés sympa et à bientôt.

    [Reply]

    William Reply:

    Content que ça t’ai plus. 😉

    [Reply]

  7. 😛 😳 😉

    [Reply]

    William Reply:

    Si tu t’entraines, je suis sur que tu peux tirer la langue, rougir et faire un clein d’oeil en meme temps! Lol
    Bises

    [Reply]

  8. Tu pourrais faire un beau Slam avec ce texte .

    [Reply]

    William Reply:

    C’est vrai Mari-Joe, je pourrais le dire sur une musique mais ce n’est pas le but, juste un poème. Merci en tout cas. Bye!

    [Reply]

  9. Bravo William! c’ est un texte superbe, digne des plus grands poètes.

    [Reply]

    William Reply:

    Grand comment Sylvianne? A bon, comme ça! Merci à toi.
    🙂

    [Reply]

  10. Commentaire d’Edouard Nicolas (http://fleursmusicolores.skynetblogs.be/) sur ma page Facebook :
    Félicitation l’artiste. Un vent de liberté rare et bienvenue souffle dans ce long poème sans faille. Liberté dans le fond, liberté dans les associations de mots sans jamais tomber dans le non sens, l’emphase ou la facilité.
    Cette originalité me plaît !!

    [Reply]

    William Reply:

    Merci!
    Citation d’édouard:
    « Vous êtes mannequin anorexique ? Et au chômdu ? N’oubliez pas que les murs ont des oreilles, alors au lieu de glander, vous pouvez toujours leur servir de coton-tige ! »

    [Reply]

  11. Bravo à William…. savoir écrire c’est ne jamais être seul… c’est vivre avec les mots même sans les écrire… 😳 j’aimerai les entendre lire …. se laissez emporter…
    Merci et bon dimanche à William et Paola…. Sur Toulouse la neige n’est pas tombée… elle n’a pas osé… Bisous

    [Reply]

    William Reply:

    Merci Loula et très joli commentaire! 😀

    [Reply]

    Paola Reply:

    Bonjour Loula,
    Ton commentaire est plein de sensibilité, ça te ressemble.
    J’espère que tu vas bien.
    Ici il y a encore un peu de neige…Elle a osé !!!
    Bises
    Paola

    [Reply]

  12. 🙄 Beaucoup de réalité invitant le lecteur à s’imaginer des non -dit tellement flagrant qu’à chaque fin de ligne notre vague à l’àme s’emballe et gambade vers d’autres horizons, bravo pour l’imagination et l’escapade!!!!!

    [Reply]

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