l’Art Toscan : DONATELLO

Donato di Niccolo’ di Betto Bardi dit  Donatello est né  à Florence en 1386 dans une famille modeste, son père exerçait la profession de cardeur de laine.

Dès son adolescence il entre dans l’atelier de Lorenzo Ghiberti qui se consacre, alors, à la première porte du Baptistère.
C’est sur ce chantier du Museo dell’Opera del Duomo à Florence, que Ghiberti lui communique sa technique de fusion du bronze et son goût pour le bas-relief. 

Dans cet atelier, il y fait la connaissance  de Brunelleschi.
Les deux amis collaborent souvent, Donatello tirant parti des innovations architecturales de l’autre, ainsi, par sa technique du schiacciato « écrasé », il a tiré parti de la découverte des lois de la perspective.
Avec ce dernier, il se rend à Rome pour étudier les modèles antiques.

Certains historiens divisent l’œuvre de Donatello en quatre époques :

– L’époque de la jeunesse, jusqu’au voyage à Rome (1406-1432)
– L’époque de la maturité (1433-1443)
– L’époque deVenise, Padoue (1438-1453)
– La dernière époque (1454-1466)

Donatello,  se distingue comme l’un des  premiers plus grands sculpteurs de la Renaissance, l’inspirateur de Michel-Ange et des autres grands sculpteurs qui lui succédèrent.
Il  travaille  une grande variété de matériaux avec une égale virtuosité.
Il a appliqué à la sculpture des techniques nouvelles, issues de l’architecture.

Très rapidement, il acquiert une grande notoriété, et obtient plusieurs commandes.
En 1425, il s’associe pour former, pendant plus de dix ans, une « compagnie » avec Michelozzo et réalise de nombreuses statues en marbre, terre cuite, bronze et bois pour des clients résidant avant tout à Florence, mais aussi à Pise, Sienne, Prato et Naples


La chaire du dôme de Prato est une œuvre sculpturale réalisée par Donatello et Michelozzo entre 1428 et 1438.

Sa grande renommée lui vaut d’obtenir aussi des commandes extérieures notamment à Venise et à Padoue.
En 1428, il ouvre un grand atelier à Florence
et il a comme assistants Bertoldo, Bartolomeo Bellano ainsi que Desiderio da Settignano.

Ses œuvres s’imposent tant par leur occupation de l’espace, que par le rendu des attitudes et des expressions.

Giorgio Vasari fait remarquer que : « ses œuvres sont si remarquables par leur grâce, leur dessin et leur beauté, qu’elles furent jugées plus proches des  excellentes productions de l’antiquité que celles de n’importe quel autre artiste ».

La plupart des œuvres de Donatello se trouvent à Florence.

Parmi les plus connues, on peut citer :


Le David en Marbre qui se trouve derrière le fameux Marzocco, le lion de Florence.


David, marbre (1408-1409) – Musée National du Bargello.

 
David en bronze (compositions très différentes) 1408.


Initialement au Palais Médicis en 1453,  puis transféré au cortile du Palazzo Vecchio, La sculpture est confisquée après l’expulsion des médicis en 1495.
Elle a été présentée au gouvernement républicain de Florence, comme une allégorie politique prorépublicaine, présentant le renversement violent de la tyrannie des Médicis.

« Elle est si naturelle et d’une telle beauté qu’il semble incroyable aux artistes qu’elle n’ait pas été moulée sur un modèle vivant » Giorgio Vasari.
 

Musée de l’oeuvre du Dôme : L’Homme pensif, statue, (1408-1421)
 
Saint Jean l’Evangéliste, statue, (1410-1415) Musée de l’oeuvre du Dôme.
 
 
Musée de l’oeuvre du Dôme :
Le prophète Habacuc, surnommé « Zuccone » (1427-1436) « la grosse courge « , à cause de la calvitie du personnage.

S’il est un artiste exceptionnel  Donatello  est un  piètre gestionnaire. 
En 1434, Cosme de Médicis (dit « Cosme l’Ancien ») le prend sous sa protection, ce qui permet à l’artiste de ne pas se soucier de l’argent.
En effet, le sculpteur avait du mal à tenir ses comptes, et sa fortune périclitait du fait de sa mauvaise gestion.
Lorsque Cosme meurt en 1464, il demande par testament que Donatello reste entretenu par les Médicis.
Donatello se voit donc attribuer une petite propriété, qu’il rend un an plus tard, sa gestion le distrayant trop de son art.
Le fils de Cosme, Pierre le Goutteux, lui assure alors une rente viagère.

  
église Santa Croce à Florence : L’Annonciation Cavalcanti – simplicité expressive et exubérance du décor.


la Cantoria – Balcon pour orgue – Dôme de florence

Saint Jean-Baptiste en 1438.

St Jean-Baptiste (1438) bois, hauteur : 141 cm – Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise

 

A partir de la fin de l’année 1435 et jusqu’à 1443 environ, Donatello travaille à la décoration de la vieille sacristie de l’église San Lorenzo à Florence.


Pulpito della Passione (1465) – Eglise de San Lorenzo à Florence.

 

A Padoue ou il séjourne de 1443 à 1453, Donatello compose la plus belle statue équestre de l’époque :

le monument de l’Erasmo da Narni, dit le Gattamelata.

L’artiste a recours à la forme antique de la statue équestre et crée une œuvre puissante, dans laquelle le visage du personnage et sa stature par rapport à celle de l’animal semblent la marque de la victoire de l’esprit sur la matière.
C’est à ce titre un symbole de la pensée humaniste du temps.
Et, toujours à Padoue, il exécute l’Autel dans la basilique Saint-Antoine.

De retour à Florence vers 1453, Donatello crée  ses œuvres les plus personnelles et les plus déroutantes  telles que : 

 Judith et Holopherne


groupe de bronze « Judith et Holopherne » – 1455-1460-  commande de Pierre de Médicis.

Il réalise également la statue en bois polychrome de Sainte Marie-Madeleine, une de ses œuvres les plus expressives.


 St Marie-Madeleine (1454) bois, hauteur : 188 cm

 A la fin de 1457, Donatello se rend à Sienne pour y «passer la fin de ses jours».

Il y exécutera un Saint Jean-Baptiste de bronze (1456-1457), qui, comme la Madeleine, est une œuvre caractéristique de son dernier style, chargé d’expressivité.


Saint Jean-Baptiste bronze de Donatello (1457) 185 cm – Cathédrale de  Sienne

 
Donatello continuera à sculpter jusqu’à la fin de ses jours.
Quand il meurt le 13 décembre 1466, à l’âge de 80 ans, Florence lui fait des funérailles en grande pompe, qui ne seront égalées que par celles de Michel-Ange. Ne voulant pas, plus après sa mort que pendant sa vie, s’éloigner de Cosme de Médicis, il avait demandé à être enterré dans l’église San Lorenzo, où ses funérailles eurent lieu, en présence de tous les artistes de la ville et d’une foule immense de ses concitoyens.

Le sculpteur Raffaello Romanelli (1858 – 1926) fit son cénotaphe au XIXe siècle.

 

 

http://www.memo.fr/Article.asp?ID=THE_ART_024

fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/493473

www.lessignets.com/…/calendrier/dec/13.htm

http://www.donatello.eu/?lang=fr

http://www.insecula.com/contact/A005905.html

9 réflexions au sujet de « l’Art Toscan : DONATELLO »

  1. Pas mal du tout ton article sur Donatello. En passant chez toi on apprend toujours quelque chose.
    Ciao

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  2. bonjour Paola

    merci pour ce petit reportage sur Donatello,j’ai la chance d’aller à Florence debut juin ,et je réjouis de me revoir Le Bargello et de profiter de la Toscane…

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  3. Donatello cela evoquait Florence pour moi un très vieux souvenir, mais cela est resté dans ma mémoire.
    Bonne soirée bises Jacqueline

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  4. Je suis tombée sur ce blog en cherchant des recettes italiennes, et quelle bonne surprise! J’adore la Toscane, Florence représente beaucoup pour moi. Je suis ravie de trouver un site où je vais pouvoir découvrir et me souvenir!
    Quant à Donatello, piouf! J’aime, j’admire, je dis oui (j’ai trois années d’histoire de l’art derrière moi) ! Il y a tant à dire sur cet artiste. 😉

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